Qui sommes nous?

Télécharger pdf générale et/ou annexes Enfants, Adultes, Toxicomanies

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) inclut la réadaptation psychosociale dans les composantes de soins de santé mentale et en donne une définition qui correspond parfaitement aux objectifs thérapeutiques des structures psycho-socio-thérapeutiques :

«  Permettre au patient de retrouver et de conserver la place qui lui convient le mieux dans la société par la restauration ou l’instauration des habiletés, par la consolidation des acquis et la prévention d’une régression de l’adaptation sociale ».

La FSPST

La FSPST existe en tant qu’association de fait depuis 1986 et s’est constituée en ASBL le 11 décembre 1990.
La Fédération des Structures Psycho-Socio-Thérapeutiques – Federatie van de Psycho-Socio-Therapeutische Structuren (F.S.P.S.T. – F.P.S.T.S.) regroupe une cinquantaine d’établissements de rééducation fonctionnelle psychosociale ayant conclu une convention particulière avec le Comité de l’Assurance de l’INAMI (Institut National d'Assurance Maladie-Invalidité).

La FSPST se divise en trois secteurs distincts : « Enfants », « Adultes », « Toxicomanies ». Chaque secteur a ses réunions de travail propres.
La cohérence est apportée par les réunions de CA qui regroupent des représentants de chaque secteur.

Les institutions membres s’engagent, via la charte qui les réunit, à mettre en place dans leur structure un lieu de réflexion sur l’éthique. (Cf. La Charte FSPST)

Les structures conventionnées

Ces structures se sont avérées nécessaires en complémentarité de l’offre de soins, reconnue par les acteurs de l’hospitalier et de l’ambulatoire.
Elles sont indépendants des services de santé mentale et des hôpitaux (hormis certains centres disposant également d’un agrément hospitalier A ou K).
Elles  se distinguent dans le paysage de l’offre de soins par leurs projets thérapeutiques différenciés, complémentaires (centres de jour, centres de nuit, accueil 24 heures sur 24, ambulatoire, centres de crise, centres de postcure, etc.) et spécifiques.
Il s’agit de petites structures, au plus proche du patient et de sa singularité.
On peut qualifier ces structures d’« intermédiaires », car elles trouvent leur place parmi les autres acteurs du champ de la santé mentale et du domaine socioculturel.
Elles accueillent des adultes, des adolescents et des enfants présentant des pathologies psychiatriques et/ou d'assuétudes fortement invalidantes, le plus souvent en rupture de lien social.
Globalement, elles ont une capacité d’accueil d’environ 6150 patients.

Préserver la spécificité de ces services est primordial, afin de garantir un large choix dans l'offre de soins.

Personnes accueillies et offre de soins

Les patients présentent des psychopathologies complexes et, le plus souvent, chroniques.
Dans une majorité de situations, ils sont en grande souffrance psychique et en rupture de lien.
Nous définissons actuellement notre offre comme « une prise en charge spécifique prenant en compte et accueillant l’angoisse des patients, visant une élaboration psychique permettant  l’instauration ou la restauration d’un fonctionnement social satisfaisant ». Ce travail de (ré) éducation est indissociable de la notion de traitement, souvent intensif puisqu’il s’agit de personnes confrontées à des pathologies complexes et de longue durée.  Ce type de soins leur est bien nécessaire pour pouvoir s’insérer socialement de manière satisfaisante.
Pour tenir compte de la complexité particulière du type de patients rencontrés, les structures PST ont mis en place des stratégies de gestion et d’interventions particulières dont les caractéristiques sont : l'adaptabilité, la créativité dans l’organisation des accompagnements et l'évolution constante dans le temps.
Le travail en réseau avec les services existants et la prise en compte du réseau propre au patient, en amont, pendant mais encore en aval sont indissociables du travail effectué dans nos structures.

Si ce travail en réseau a toujours fait partie intégrante de nos pratiques quotidiennes, la réforme des soins en santé mentale tant pour les adultes que pour les enfants ne fait que renforcer cette pratique.
Nous devons souligner la place essentielle et centrale de la réadaptation psychosociale (la fonction 3) dans le cadre de cette réforme.

En résumé :
•    Unités de dimension réduite
•    Fonctionnement communautaire et approche individuelle
•    Pluridisciplinarité et multi-référence théorique de l’équipe soignante
•    Inscription dans le tissu social
•    Inscription dans un réseau ouvert constitué des différents partenaires du champ de la santé mentale (Services de Santé Mentale, Initiatives d’Habitations Protégées, hôpitaux, médecins, services sociaux, services pour handicapés, services juridiques, services d’aide à la jeunesse, services de protection judiciaire, écoles,  …)
•    Liaison avec l’environnement du patient  et travail en réseau
•    Prise en charge globale et multiaxiale du patient
•    Instauration d’une commission éthique permanente (présidée par un éthicien externe à la fédération)

Les conventions

Les conventions relèvent des soins de santé et sont signées avec l’INAMI sur base d’un projet thérapeutique propre à chaque centre et recouvrant les caractéristiques suivantes :

➢    l'approche des patients est globale et bio-psycho-sociale
➢    les équipes sont pluridisciplinaires et la réflexion y est multidisciplinaire
➢    les demandes sont reçues au départ du patient/de la famille, avec l’appui d’un psychiatre prescripteur pour le secteur « enfants »
➢    la durée de traitement est le plus souvent limitée dans le temps (de quelques mois à plusieurs années).
➢    les programmes individuels mis en place se veulent flexibles et créatifs
➢    les interventions se construisent dans le lien quotidien avec le patient et « au cas par cas »
➢    l'articulation du travail individuel et collectif offre une plus-value indéniable
➢    les approches théoriques sont multiples, ne s’excluent pas, mais enrichissent les moyens d’action

L’implication de l’INAMI, des mutuelles et des médecins conseils est fondamentale.
En effet, la diversité des conventions mises en place témoigne de la volonté que toute personne en état de souffrance psychique soit reconnue dans sa singularité et puisse trouver l’aide la plus appropriée. Dès le départ, chaque patient a donc bien une place spécifique, ainsi que le recommande l’OMS. Ce dispositif permet en outre d’offrir une garantie médicale importante tout au long du traitement du patient (diagnostic d’entrée, rapports réguliers d’évaluation) et permet également, sur ces bases, qu’un dialogue concret soit instauré entres les institutions et les différentes autorités qui les subventionnent. Cela constitue une plus-value importante qui a permis aux projets d’évoluer dans leur créativité pour le bénéfice des patients.

La FSPST en quelques chiffres

•    19 établissements de rééducation psychosociale pour adultes
(conventions 7.72) : 18 francophones, 1 néerlandophone.

•    17 établissements de soin-éducation-rééducation pour enfants et adolescents présentant des troubles mentaux graves (conventions 7.74) : 15 francophones, 2 néerlandophones.

•    14 établissements de rééducation pour toxicomanes (conventions 7.73) : tous francophones.

Capacité d’accueil pour l’ensemble de la Fédération (soit nombre de personnes prises en charge pour 2011, année prise en référence): 6.147 (les trois secteurs confondus).

Nombres de demandes en 2011 : 7.915 (les trois secteurs confondus).

ETP INAMI : 675,29 pour l’année 2011 (les trois secteurs confondus).

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